Présenté par Bethesda comme « le jeu le plus ambitieux jamais créé », Starfield n’a pas su embrasser les attentes du public. Quelle est la raison de cette déception ? Un nouvel indice apparaît pour l’expliquer.
Des espoirs stratosphériques pour Starfield chez Bethesda
Bethesda nourrit des ambitions stellaires avec Starfield, son dernier opus. L’entreprise semble avoir une stratégie bien remplie, prévoyant la sortie d’un nouveau contenu téléchargeable chaque année. Cependant, après le modérément reçu Shattered Space, l’extension suivante, nommée de manière énigmatique « Starborn », pourrait bientôt voir le jour. La communauté des joueurs semble néanmoins moins enthousiaste, peut-être en raison de certaines influences légendaires comme Morrowind, Oblivion ou Skyrim, qui continuent de faire de l’ombre au nouveau challenger spatial de Bethesda.
Starfield, un lancement orbital mais des étoiles déjà ternies
Malgré un démarrage retentissant pour Bethesda, avec six millions de joueurs en seulement 24 heures — un record largement favorisé, on s’en doute, par l’incontournable Xbox Game Pass — Starfield a rapidement perdu de son élan. De nombreux joueurs ont critiqué le manque de certaines fonctionnalités dès sa sortie, décrivant l’exploration du cosmos comme « vide ». Lors de la Game Developer Conference de 2025, un ancien développeur de renom, Nate Purkeypile, anciennement impliqué dans le développement de Skyrim et Fallout 3, a partagé des points de vue éclairants avec PC Gamer sur l’accueil plutôt tiède réservé à Starfield.
Un manque de liberté créative : la clé d’un accueil mitigé
Selon Purkeypile, Starfield a laissé les adeptes de Bethesda sur leur faim principalement en raison de l’absence de liberté créative pour les développeurs. « Sur Skyrim, nous avions carte blanche pour créer notre propre magie à partir de projets secondaires. Les loups-garous et Blackreach en sont de parfaits exemples. De nombreux éléments devenus iconiques sont nés de la passion débridée des développeurs et de leur liberté de s’épanouir », a-t-il expliqué. Mais pour Starfield, les équipes étaient soumises à un process rigide et un cahier des charges strict établis par la direction de la compagnie.
Bethesda telle une grande étoile naine : une structure trop lourde ?
Purkeypile se désole que Bethesda, dans sa croissance, se soit transformée en une structure trop colossale, limitant la marge de manœuvre des créateurs. « J’ai préféré travailler avec des équipes de 60 à 110 personnes sur Skyrim et Fallout 3, avant que le studio ne devienne cette immense machine. Les excentricités que l’on pouvait se permettre sur Skyrim seraient désormais impossibles avec Starfield, car tout a un prix. Bien sûr, on ne peut pas laisser 500 personnes improviser, cela engendrerait le chaos. Mais cela enlève aussi de l’attrait aux gros projets actuels », a-t-il précisé.
Quel avenir pour The Elder Scrolls 6 et Fallout 5 ?
Avec ces révélations sur Starfield, faut-il s’inquiéter pour les projets futurs comme The Elder Scrolls 6 ou un potentiel Fallout 5 ? Malheureusement, il semble que la patience sera de mise avant d’obtenir des réponses convenant à nos montées d’adrénaline de gamers. En attendant, nous ne pouvons que spéculer, espérant que Bethesda sache ré-apprendre l’alchimie du succès de ses précédentes œuvres.
Bethesda ressemble au capitaine d’un vaisseau spatial dont l’équipage se sent parfois un peu à l’étroit. Mais qui sait, peut-être que l’infini de l’espace finira par offrir à nos explorateurs en herbe de nouvelles contrées passionnantes… ou du moins, quelques éclats de supernovas plus convaincants que ceux que l’on connaît déjà.
