Après les récentes mesures drastiques mises en place par NetEase, beaucoup se demandent s’il y a lieu de nourrir des inquiétudes concernant l’avenir de Quantic Dream. Les dirigeants du studio ont finalement apporté des précisions qui dissipent les doutes, offrant des éclaircissements sur la situation.
Les licenciements secouent l’industrie du jeu vidéo
C’est un refrain familier qui se répète inexorablement d’année en année, avec une fréquence inquiétante : les fermetures de studios et les vagues de licenciements frappent durement le secteur du jeu vidéo. Depuis le début de cette année, plusieurs géants de l’industrie ont été touchés, notamment Bend Studio, connu pour Days Gone, Monolith, le développeur de Wonder Woman, et Ubisoft. Plus récemment, Quantic Dream, un fleuron français du développement vidéoludique, a semblé lui aussi être menacé. Mais qu’en est-il réellement ? Le studio lyonnais déclare ses vérités.
L’ombre de NetEase plane
La crainte augmente depuis quelques jours quant à l’avenir des studios sous la houlette de NetEase. En effet, ce titanesque conglomérat chinois a enclenché une vaste opération de réduction des coûts, privant d’air plusieurs de ses entités occidentales. Quantic Dream, créateur des célèbres titres comme Heavy Rain, Beyond Two Souls, et plus récemment Detroit: Become Human, a rejoint les rangs de NetEase dès 2022. À l’époque, cela semblait être une opportunité prometteuse. Pourtant, trois ans plus tard, le tableau semble moins rose.
Une des décisions de NetEase qui a fait sourciller concerne la suppression massive de postes au sein des équipes de Marvel Rivals. Il est d’autant plus surprenant d’apprendre cela pour un jeu à succès, ce qui signifie que malgré les réussites apparentes d’un studio, personne n’est à l’abri. Cela inclut potentiellement Quantic Dream. Heureusement pour le moment, le célèbre studio français conserve sa stabilité.
Quantic Dream maintient le cap
Sur LinkedIn, Guillaume de Fondaumière, directeur général actuel du studio, a largement dissipé les inquiétudes autour de l’avenir de Quantic Dream. Dans son message assureur, lui et David Cage, l’emblématique PDG, ont déclaré : « Nous souhaitons rassurer tout le monde : nos studios de Paris et Montréal poursuivent leurs activités sans être impactés. Nous sommes toujours engagés à plein régime dans nos développements, et de nombreux postes sont à saisir dans ces deux métropoles. » Ses propos visent surtout à calmer les craintes entourant le développement de leur projet-phare, le jeu narratif Star Wars Eclipse.
Ce contexte a également fourni l’occasion à de Fondaumière de lever le voile sur l’état des affaires du studio. Après tout, 2024 a été un tournant notable, avec le studio enregistrant ses plus grosses recettes grâce, en grande partie, au succès des ventes de Detroit: Become Human. Ce jeu s’est écoulé à plus de 11 millions d’exemplaires mondialement sur PlayStation et PC. L’avenir semble donc radieux pour Quantic Dream qui, avec l’appui de NetEase, bénéficie d’une stabilité renforcée selon leur propre communication officielle.
Pour conclure de manière plus légère, on pourrait dire que les tempêtes passent, mais Quantic Dream s’accroche comme un Jedi à son sabre laser, prêt à affronter l’avenir avec confiance et créativité. C’est rassurant de voir que même dans l’univers impitoyable du jeu vidéo, certains studios brillent encore de mille feux.
