Des allégations émergent une fois de plus contre Sony, qui ferait face à des accusations de tromperie envers les utilisateurs des consoles PS5 et PS4. Les pratiques utilisées pour la distribution de jeux sur le PlayStation Store pourraient-elles entraîner des pertes chiffrées en milliards ?
Des accusations d’abus de position dominante pour Sony
En 2022, une plainte collective a ébranlé le secteur du jeu vidéo outre-Manche. Le géant japonais Sony a été ciblé par une action en justice devant le tribunal de la concurrence britannique, accusé d’avoir rempli ses poches aux dépens de neuf millions de consommateurs. Ce qui est reproché à Sony ? Une commission de 30 % prélevée sur les achats effectués sur sa boutique en ligne, le PlayStation Store. D’après les plaignants, cette pratique enfreindrait les lois locales sur la concurrence en profitant d’une position de leader pour imposer des conditions litigieuses aux développeurs et éditeurs de jeux vidéo.
Le spectre d’un procès aux conséquences financières colossales
Quelques temps après que la procédure ait été initiée en 2022, les juges londoniens ont donné leur feu vert, ouvrant la voie à un procès qui pourrait coûter cher à Sony. Les expertises estiment que le poids financier de cette affaire pourrait atteindre la bagatelle de 5,9 milliards d’euros, à verser aux acheteurs de jeux sur le PlayStation Store. Et il n’y a pas que les Britanniques qui élèvent la voix. Des démarches similaires ont aussi émergé au Portugal, et une nouvelle plainte vient de s’ajouter au dossier, déposée cette fois par la Massaschade & Consument, une organisation néerlandaise au service des consommateurs.
Des pratiques tarifaires dénoncées
L’accusation envers Sony est calquée sur celles en cours au Royaume-Uni et au Portugal. Elle l’accuse d’abuser de son monopole sur le marché numérique des jeux PS5 et PS4 via sa plateforme PlayStation Store. Une étude menée par la fondation néerlandaise affirme que les jeux dématérialisés se vendent en moyenne 47 % plus cher que leur version physique, malgré des frais de distribution plus faibles pour Sony. Ce prix gonflé serait dû, selon eux, à l’écosystème fermé du PlayStation Store, et à la position dominante de Sony sur le marché des consoles, ce qui aurait pour effet de générer des « prix artificiellement élevés ».
Un appel à l’action pour les utilisateurs néerlandais
PlayStation est ainsi pointé du doigt pour ses « prix artificiellement élevés », surtout lorsqu’on en vient à comparer ces prix avec ceux pratiqués par d’autres plateformes où il est possible d’acheter des clés à un tarif plus avantageux. La proposition de la fondation est simple : les joueurs néerlandais ayant fait des emplettes sur le PlayStation Store peuvent rejoindre cet effort collectif sans frais. La première audience pourrait se tenir dans l’année. Si la plainte est avérée, Sony pourrait devoir revoir sa stratégie et ouvrir sa plateforme à une concurrence élargie.
À moins que le géant nippon ne parvienne à éluder la tempête juridique, on peut déjà sourire à l’idée que même les titans du jeu vidéo ne sont pas à l’abri d’un « game over » légal.
